Association des Chrétiens Protestants & Evangéliques pour le Respect de la VIE
L'ACPERVIE a été fondée le 8 Mai 1980 par Madame Lucie Olivier, en réaction aux lois assurant la libéralisation et l'organisation de l'avortement en France.
Notre association est indépendante de tout parti politique, de toute école philosophique.
Elle est chrétienne et se soumet pour ses écrits et ses actions aux seules Saintes Ecritures, inspirées de Dieu et contenues dans toute la Bible.
URGENT: Loi Fin de Vie
Mourez, mourez, il en restera toujours quelque chose.
J’ai hésité à paraphraser la célèbre citation, car la vie de personnes en réelle souffrance était en jeu. Elle s’est terminée tragiquement… et médiatiquement ! Là est la justification de notre titre. Car la mort volontaire de plusieurs a été promue au rang d’exemple. Présentée comme leur victoire sur une destinée injuste, elle ne lasse pas d’interroger sur les limites du tolérable quant aux douleurs extrêmes ou quant à l’utilité d’une existence paralysée. Quand le corps se tord de douleur ; quand le mouvement n’est plus, vivre quand même ?
La réponse n’est pas seulement donnée par celui ou celle qui souffre, mais aussi par celui qui est proche, celui ou celle qui soigne, celui ou celle qui se tient aux côtés, pour écouter et/ou dire des paroles, celui ou celle qui prie pour ou avec, en un mot, celui qui aime : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Evangile, Lc 10 :25-37). Mais pourquoi réduire à un ? Disons plutôt : ceux et celles qui aiment. Et pourquoi quelques-uns seulement ? N’est-il pas vrai que tous devraient aimer, et s’organiser pour que toute vie reste utile et précieuse jusqu’au bout ? N’est-ce pas d’ailleurs le sens de l’action associative et institutionnelle jusqu’à ce jour ? La formation « Derniers secours », qui s’étend, en témoigne.
Cet engagement mutuel honore notre Créateur, qui nous fait vivre pour la joie, mais aussi nous humilie par la souffrance. Et dans la foi nous trouvons que son Christ est solidaire de notre misère, ayant lui-même connu la plus grande humiliation afin de nous en libérer.
Incompréhensible pour les philosophes matérialistes et athées, qui érigent l’individu en souverain de sa vie. La calomnie envers le Dieu éternel, uni à sa créature perdue, s’amplifie. Elle a entraîné ce « mourrez, mourrez… » - à cette souffrance, et même à cette vie qui n’a pas de sens. Elle a impressionné le législateur, qui s’apprête à en amplifier l’écho.
Mais avec ou sans loi, nous aimerons.
Pasteur Jean Pira.