Avortement forcé e​n Chine​

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Zibo, province du Chandong– La première semaine d'octobre aurait dû être un temps de fête pour les Chinois, marquant l'anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. Pourtant, pour Qiao Ping’an et son épouse Song, cette semaine a été gâchée par une injustice qui a conduit à une double tragédie.

Le 2 octobre, Song était seule à son domicile à Zibo (comté de Gaoqing) pendant que sa famille était aux champs. Mère de deux filles et enceinte de près de six mois, elle n'avait aucune raison de se croire en danger. Après tout, la police du Planning Familial ne l’avait jamais contactée au sujet de sa grossesse, et comme c'était fête nationale les fonctionnaires du gouvernement ne travaillaient pas en principe. Pourtant, vers 5 heures du soir, 7 fonctionnaires du Planning Familial sont arrivés chez elle, l'ont traînée de force dans leur véhicule et l'ont conduite à 100 kilomètres de là, à l'hôpital Amour Universel des Femmes de Dongying.

A l'hôpital, les préposés ont lié à terre leur victime, confisqué son portable et arraché ses vêtements. Comme elle se démenait, ils lui ont injecté un sédatif, puis ont pressé son index sur le registre de consentement à l'avortement. Ils ont brutalement implanté une aiguille dans son ventre pour introduire le poison destiné au bébé et provoquer le travail. Après cela, ils l'ont laissée nue sur le lit d'hôpital et ont bouclé la chambre.

La famille de Song n'a pas été avertie et est arrivée seulement à 11 heures, trop tard. Pendant qu'ils allaient demander l'assistance de la police locale Song demeurait à l'hôpital.

Le soir du 5 Octobre, Song a donné naissance à un mort-né. En plus du décès de son bébé, elle est marquée par le traumatisme aigu qu'elle vient de subir. Elle est choquée et ne peut prendre soin d’elle-même. Sa fille de sept ans pleure chaque jour, en se demandant ce qui est arrivé à sa mère. Le Planning continue de surveiller Song et sa famille à chaque heure du jour. Il n'y a pas eu d'excuses publiques ni de dédommagement.

Cet avortement forcé est le premier signalé depuis que le Planning national a ordonné (Juillet 2012) "d'arrêter absolument les avortements tardifs" et "d'éduquer les gens à planifier volontairement leur famille". Depuis, 23 des 31 provinces ont aussi supprimé les avortements tardifs des sites internet du Planning, y compris le Chandong. Chen Guangchen, l'avocat des avortées de force, vivait dans cette province.
Life News note : Kat Lewis est directeur de communications d'un groupe pour les Droits de l'homme dénommé All Girls Allowed. (avec l'aimable traduction de J. Ubeaud ) source: http://www.lifenews.com

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