ONUSIDA

Des agences des Nations Unies et des donateurs occidentaux dévoilent leur agenda sexuel en prévision du Sommet sur le VIH/SIDA By Stefano Gennarini, J.D. | April 30, 2021 NEW YORK, le 30 avril (C-Fam) Sous prétexte de lutter contre le VIH/sida, des organismes des Nations Unies et des groupes non gouvernementaux soutenus par l’Occident ont appelé les gouvernements à légaliser la consommation de drogues et la prostitution. Cela s’est produit lors d’une consultation de l’Assemblée générale la semaine dernière, où ils ont également appelé à l’autonomie sexuelle des enfants. Même si les infections à VIH/sida ont diminué à l’échelle mondiale depuis 2005, la pandémie de VIH/sida continue de ravager les « populations clés », qui comprennent les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes qui s’identifient comme transgenres et les consommateurs de drogues. Selon les estimations de l’ONU, 54 % des 1,7 million de nouvelles infections dans le monde ont lieu chaque année parmi les populations clés. « La lutte pour mettre fin au sida est liée à la lutte pour mettre fin aux violations des droits de l’homme, y compris la discrimination et la violence contre les femmes et les filles, ainsi que la marginalisation et la criminalisation des personnes vivant avec le VIH et des populations clés », a déclaré Winifred Karagwa Byanyim, Directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA). « Ce sont les travailleurs du sexe, les consommateurs de drogues, les gais, les bisexuels et les autres hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes, les transgenres et d’autres groupes comme les prisonniers », a-t-elle souligné. Le programme de l’ONUSIDA a une grande influence sur la façon dont l’aide internationale pour lutter contre le VIH/sida est dépensée, y compris les près de 7 milliards de dollars que les contribuables américains donnent chaque année. Parmi les orateurs de l’Assemblée générale figuraient des dirigeants d’organisations non gouvernementales appuyées par l’Occident, comme la Fédération internationale pour le planning familial (IPPF). « Je me sens partie prenante d’un échec collectif, d’un échec collectif pour ce qui est de veiller à ce que les adolescentes et les jeunes femmes dans toute leur diversité, les LGBTQI et d’autres populations clés puissent avoir accès à des services intégrés de qualité qui répondent à leurs droits et à leurs besoins en matière de santé. » a déclaré Alvaro Bermejo, directeur général de la Fédération internationale pour le planning familial. M. Bermejo a fait preuve de transparence quant aux défis que doit relever sa propre organisation, qui prétend fournir plus de 40 millions de services liés au VIH/sida chaque année dans les pays en développement. « Nous constatons donc que dans de nombreux pays, les adolescentes et les jeunes femmes viennent chercher leur contraception et, un an plus tard, reviennent avec une infection à VIH », a-t-il déclaré. Bermejo a imputé cet échec à l’opposition à l’éducation sexuelle complète, dont l’IPPF est le plus grand fournisseur international. « Nous devons être conscients que nous faisons face à une opposition, une opposition conservatrice, une opposition populiste, qui s’oppose à une éducation sexuelle complète, et qui est une meilleure organisation, mieux financée et plus agressive qu’elle ne l’a jamais été. » D’autres orateurs ont également élargi l’orientation du traitement du VIH/sida à d’autres politiques sociales. Julian Boghos Kerboghossian, de l’organisation LGBT MPact Global, a appelé les pays à « abroger les lois qui criminalisent la non-divulgation, l’exposition, la transmission, le comportement consensuel des personnes de même sexe, l’expression, la consommation de drogues, le commerce du sexe ». Mme Faith Ebere Onu, de l’Association des personnes vivant avec le VIH et le sida au Nigéria, a appelé à la fourniture d’« avortement sûr » et à l’abrogation des « lois restrictives sur l’âge du consentement ». La consultation a eu lieu avant la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur le VIH/sida qui se tiendra du 8 au 10 juin. Le sommet a lieu tous les cinq ans afin d’adopter un accord pour guider la riposte au VIH/sida à l’échelle du système des Nations Unies. Traduction : Michael Horner