Association des Chrétiens Protestants & Evangéliques pour le Respect de la VIE
L'ACPERVIE a été fondée le 8 Mai 1980 par Madame Lucie Olivier, en réaction aux lois assurant la libéralisation et l'organisation de l'avortement en France.
Notre association est indépendante de tout parti politique, de toute école philosophique.
Elle est chrétienne et se soumet pour ses écrits et ses actions aux seules Saintes Ecritures, inspirées de Dieu et contenues dans toute la Bible.
URGENT: Loi Fin de Vie
Monsieur le député, nous vous prions de bien vouloir considérer l’argument que nous vous présentons à nouveau en vue des délibérations sur une loi d’aide à mourir. Nous posons simplement la question : Voulez-vous enseigner les français à mettre fin à leurs jours lorsque leur vie devient pénible ? En effet, vous n’êtes pas sans comprendre que la loi enseigne. L’approche qui consiste à dire qu’une loi d’aide à mourir est une façon d’accéder à la volonté exprimée de quelques-uns, chacun restant libre de ses choix, n’est pas juste. Comment n’est-il pas rendu évident que les personnes qui demandent à être euthanasiées aujourd’hui ne sont que des éclaireurs d’une société qui s’apprête à donner la mort ? Les critères que quelques-uns semblent se donner à eux-mêmes sont un enseignement envers tous. Ils seront amplifiés par la masse du corps social et s’imposeront, à terme, aux citoyens. Ce qui commence comme une concession à la volonté personnelle évoluera vers la fascination de cette volonté. Nous disons donc que si l’Assemblée votait une telle loi, elle signerait l’arrêt de mort de milliers de souffrants. Satisfaire à l’exigence de quelques-uns c’est enseigner la multitude, c’est subjuguer la volonté du plus grand nombre pour qu’il adopte la même trajectoire spirituelle et morale. Il est à noter que la demande d’euthanasie n’est pas neutre au plan spirituel ; elle est souvent couplé à un enseignement religieux néo païen, qui suppose que la mort introduit à une autre forme de vie, exempte de souffrances. L’espérance chrétienne, sur laquelle nous fondons notre engagement, est autre. Elle suppose une vie visitée aujourd’hui par la grâce divine, qui permet de franchir les temps d’épreuve avec l’assurance que Dieu, juste et vrai, donnera en son temps la parfaite délivrance. L’amour qui est à la racine de cette espérance est également plein d’initiatives pour soutenir, encourager, soulager, aider le souffrant. Avec un profond respect nous nous permettons de vous demander instamment, monsieur le député, de ne pas laisser abîmer par la loi le principe, si difficile à maintenir, d’une nation prudente, juste et fraternelle. Pasteur Jean Pira, président de l’Association des Chrétiens Protestants et Évangéliques pour le Respect de la Vie. La devise de notre République : Liberté, ,Egalité, Fraternité : Par rapport à la loi sur le droit à mourir : La Liberté n'est pas au rendez vous car chaque individu s'il est dans les critères de cette loi ne peut faire appliquer le droit à des soins palliatifs puisqu'ils ne sont pas proposés dans tous les départements et même dans un même département où l’offre de lits dédiés n’est pas suffisant. Ce qui entraîne par conséquent une inégalité par rapport à la devise de la France. Les personnes parfois sont vues ou se voient comme une charge pour la société ou leurs proches. Par rapport à l’Egalité : Le patient qui peut être admis en soins palliatifs n’est pas égal avec un autre patient qui ne peut y accéder. Donc le choix est biaisé vers le droit à l’aide à mourir puisqu’il peut se dire : mourir pour mourir, je n’ai que ce choix sûr et rapide de demander l’application de cette loi. Par rapport à la Fraternité : Le manque de structures et de soignants en soins palliatifs empêchent les proches en ne leurs permettant pas de vivre cette fraternité face à des douleurs réfractaires du patient. Ils en viennent souvent à demander « d’en finir » et d’abréger ces souffrances par l’aide à mourir. Alors que La loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016 instaure dans ces situations la sédation profonde et continue jusqu’au décès ce qui est trop lent pour certains. Cette sédation donne aux proches la possibilité d’accompagner dans ce temps le patient sans avoir l’intention de donner la mort. J'y vois plus une demande de mort du patient pour éviter de vivre ce qui lui est insupportable et parfois influencé par ses proches qui veulent aussi abréger leurs souffrances. C'est comme un permis de tuer car en fonction ce que le patient donnera comme volonté. Alors l'obligation est faite aux soignants de lui administrer ou de lui donner les produits létaux. C'est l'homme qui s'arroge le droit et le contrôle de la date et l’heure de sa mort.