Article de Connexions-magazine du CNEF

L'association l'ACPERVIE est une association membre du Pôle œuvres, active dans son département «mission ».

Entretien:

François Volff, vous êtes médecin généraliste et président de l'ACPERVIE, l'Association des Chrétiens
Protestants & Evangéliques pour le Respect de la VIE. Pouvez-vous nous décrire en quelques mots la
mission centrale qui est celle de votre association?

Face aux pressions et influences politico-médiatiques que nous subissons tous depuis plus de 40 ans, sur
l'avortement, l'eugénisme et l'euthanasie, notre mission principale demeure encore et toujours d'informer les
Églises désorientées par les positions du Pape (qui ne les concernent pas), et par les pseudo-magistères
protestants qui en prennent systématiquement le contre-pied. En deux mots, il faut continuellement et sans
relâche, présenter la vérité à la lumière de notre seule autorité : la Parole de Dieu.

Vous vous présentez donc comme un organe de réflexion théologique sur les questions d'éthique liées à
la vie ?

Oui, si on comprend bien la « théologie » comme la transmission de la Parole de Dieu (Théo Logos) et non
comme la science de Dieu, comparée à l'anthropologie qui est la science de l'homme.

Pouvez-nous nous rappeler en quelques mots comment est née l'action de l'ACPERVIE ?

En 1979, le vote « définitif » de la loi d'avortement de 1975 était soumis au Parlement et comme ce fut le cas
en 1974, une intense préparation par l'artillerie lourde des médias façonnait l'opinion. L'Église Catholique
n'ayant pas encore trop perdu son poids moral de l'après-guerre, il fallait un contrepoids à la position du
magistère romain opposé à l'avortement, et donc, fabriquer de toutes pièces un magistère protestant qui ait la
position opposée. Le signataire de ces lignes, jeune médecin généraliste et accessoirement missionnaire
avorté (sic) de la Fédération luthérienne mondiale n'était pas du tout de cet avis, tout à l'aise dans son
serment d'Hippocrate quant à sa conformité à l'Écriture sainte. Il écrivit donc, avec son épouse et leur fils, à
tous les pasteurs de l'Annuaire protestant pour... protester contre la manoeuvre, et en particulier, contre la
citation biaisée de Matthieu, qui énonçait que cette loi était « un signe de libération, d'espérance et d'amour ».
Il y eut quelques dizaines de réponses, réparties en trois groupes. Le premier : « Vous avez tout à fait raison »,
le second avec des reproches que ma dignité de protestant m'empêche de détailler, le troisième demandant
des explications. Madame Lucie Olivier, secrétaire administrative de la grande association Pro-Vie de l'époque,

fut alertée par Monsieur Gillardin, pasteur d'une église baptiste de Paris, et nous nous retrouvâmes à plusieurs

chez le Pasteur Kayayan, de l'ERF, qui essayait d'entretenir la flamme calviniste avec son groupe Kérux.

Le Pasteur Collardeau, de l'Église Luthérienne Libre nous rejoignit.

Enfin, le 8 mai 1980, nous nous rassemblâmes à une cinquantaine dans l'église évangélique arménienne

de Paris, autour de Madame Olivier, et tout s'enchaîna comme le prévoit la Loi de 1901.

Madame Olivier, qui avait réalisé que dans une association laïque il n'était pas possible d'apporter l'essentiel,

c'est-à-dire le pardon de Jésus-Christ, devint alors Présidente de l'ACPERVIE et ce, jusqu'en 1990. Très vite,
grâce à sa connaissance du milieu évangélique, principal intéressé par notre action, grâce aussi à son allant et
à son à-propos, elle fit des tournées dans différentes régions et informa les églises sur la réalité de
l'avortement et la nécessité d'aider les femmes, non seulement au contact des assemblées, mais aussi dans les
assemblées elles-mêmes. Elle installa des délégués, missionnés de relayer l'ACPERVIE autour d'eux, et des «
antennes », qui furent intégrées dans le vaste réseau « SOS-Futures-Mères », à vocation solidaire, avant de
devenir les Services d'aide aux femmes enceintes.

Source : http://connexions-magazine.fr/connecter-footer/echos-des-oeuvres/305-rencontre-avec-l-acpervie

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