QUESTIONS

Si vous avez des questions à poser sur des sujets aussi vastes que l'avortement, l'euthanasie ou la bioéthique. 


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Vous trouverez ici les questions déjà traitées :


Comment est considéré l'embryon par la loi Veil ?
Quelles sont les différentes sortes d'avortement provoqué?
Que conseillez-vous en cas de viol ?
La mère n'a-t-elle pas le droit de disposer de son propre corps ?
L'avortement est-il seulement une simple question de religion ? 
   


Comment est considéré l'embryon par la loi Veil ?


Extrait de la loi du 17 Janvier 1975 ( Loi Veil ) :


"La loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie. Il ne saurait être porté atteinte à ce principe qu'en cas de nécessité et selon les conditions définies par la présente loi."


Le commencement de la vie a donc lieu avant la douzième semaine de grossesse puisque la loi édicte qu'il peut y être porté atteinte "en cas de nécessité" avant cette douzième semaine. Est aussi un être humain, même avant la naissance, "l'enfant à naître" qui est reconnu "atteint d'une affection d'une gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic" . (art L 162-12 )


L'embryon, pour la loi Veil, est donc un être humain dont elle réglemente la suppression.


La loi VEIL du 17 janvier, titres 1 et 2


 


Quelles sont les différentes sortes d'avortement provoqué?


La plus simple, avant 50 jours de grossesse, est le " R.U " (MIFEGYNE) de Roussel-Uclaff. Le problème est qu'il faut revenir 48H après pour administration d'une prostaglandine ( voir ci-dessous). L'avortante doit signer un papier qui l'engage. Ce papier n'a aucune valeur de contrainte, c'est une couverture pour l'avorteur, car des femmes ne reviennent pas et, dans environs 25% des cas l'avortement n'a pas lieu. L'enfant peut naître avec de graves malformations. Cette période de 48h est très mal vécue. ( Prise de remords ).


Après le R.U vient la méthode Karrmann par aspiration du contenu de l'utérus au moyen d'une sonde " de Karrmann " et d'un aspirateur gynécologique. Une intervention filmée sous échographie, nous est présentée dans le film " Le cri silencieux " du Dr Nathanson. L'avortement peut rater et l'embryon peut naître avec un membre en moins.


La méthode par dilatation et curetage est la méthode classique. Après dilatation suffisante par des laminaires ou des tiges métalliques de diamètre croissant, on introduit une curette et on vide l'utérus comme à la cuillère. Il y a des risques de perforer l'utérus. Il faut ensuite reconstituer l'embryon à partir des morceaux pour être sûr qu'ils sont tous évacués.


Pour un enfant encore plus âgé, avortement par solution saline : on introduit celle-ci dans la poche des eaux en piquant à travers la paroi abdominale et l'utérus. L'enfant est brûlé par le sel et expulsé ensuite. Inconvénient : la possibilité de choc osmotique chez l'avortée.


Pour un foetus encore plus âgé : césarienne avec abandon sans soins du bébé ou, parfois son meurtre pur et simple.


Pour le foetus à terme ou près du terme : avortement par naissance partielle : après avoir dilaté le col, on retire manuellement le corps de l'enfant sauf la tête. On perce celle-ci et on aspire le cerveau. La tête devient alors très petite. De 400 à 1500 avortements par cette méthode ont lieu aux États-Unis chaque année.


Les prostaglandines abortives :


Nalador (perfusion) Laboratoire Schering
Prostine E2 (perfusion) Laboratoire Phizer et Upjohn SA
Cervagème ovule (voie vaginale ) Laboratoire Avantis, Groupe Rhône-Poullenc
Cytotec ou misoprostol, médicament de l'ulcère gastro-duodénal, mais pouvant être utilisé dans les avortoirs, sous le nom de misoprostol.


 


Que conseillez-vous en cas de viol ?


Le viol est un traumatisme considérable, il faut un accueil extrêmement humain et il faut tout de suite commencer une psychothérapie.


Les grossesses après viol sont rares, même pour les femmes sans contraception. En cas de grossesse malgré tout ne pas ajouter au traumatisme du viol celui de l'avortement. (une jeune femme violée )


 


La mère n'a-t-elle pas le droit de disposer de son propre corps ?


Le bébé qui se développe ne fait pas partie du corps de la mère. C'est une autre personne humaine. Depuis quand une mère a-t-elle le droit de tuer son enfant avant ou, après la naissance ?


 


L'avortement est-il seulement une simple question de religion ?


Non. Les théologiens s'intéressent certainement au respect de la vie humaine. Mais, la science permet de déterminer le moment où commence la vie : à la conception. La question de l'avortement est une question essentiellement humaine, qui doit intéresser toute la société civilisée à laquelle nous appartenons. Ce n'est pas une question qui ne concerne que les catholiques, les protestants, ou les juifs. Il ne nous appartient pas de décider qui doit vivre ou qui doit mourir.